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Innovations et origines du sport

  • Les sports
  • Secondaire – Supérieur

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Aperçu

Ce plan de cours est basé sur les films Empreintes de la série Sur les traces...  mettant en vedette Jeff Adams, le père David Bauer, Debbie Brill, Foster Hewitt, James Naismith, Lester Patrick ainsi que le Brier. Chacune de ces six figures légendaires de l’histoire du sport canadien est renommée pour l’apport considérable dans son domaine. La création du Brier a également marqué le curling. De nos jours, nous pouvons encore, dans le domaine des sports, en ressentir leur impact.

Objectifs

Sensibiliser les étudiants à l’apport d’éminents athlètes à la naissance et à l’épanouissement du sport canadien et international; examiner leurs réalisations dans un contexte historique; comprendre les défis que chacun de ces innovateurs canadiens a dû relever pour atteindre son objectif; explorer le rôle du caractère de l’individu et de l’appui des commanditaires dans les innovations.

Contexte

Les cent dernières années du sport canadien nous présentent de remarquables exemples d'inventions et d'innovations. Depuis plus d'un siècle, et ce, à l'échelle du globe, les athlètes, entraîneurs et radiodiffuseurs canadiens ont eu de considérables répercussions sur le monde du sport. À la fin du XIXe siècle, dans la petite ville d'Almonte, en Ontario, James Naismith invente le basket-ball, un sport devenu aujourd'hui un phénomène international d'athlétisme et de marketing. Peu après la tenue du premier championnat canadien de curling, le Brier devient un symbole d'unité entre l'est et l'ouest du pays. Il servira aussi de véritable modèle de commandite par les entreprises, en faveur de manifestations sportives d'envergure nationale. Au cours des années 1920 et au-delà, Foster Hewitt se veut être à l'avant-garde de la radiodiffusion en direct du sport national au Canada. Il figure comme précurseur de l'événement sportif télédiffusé le plus célèbre au pays : la soirée du hockey.

Plus récemment, durant les années 1960, le père David Bauer fonde le premier programme national de hockey, tandis que durant les années 1970, la championne de saut en hauteur originaire de la Colombie-Britannique, Debbie Brill, invente une technique, le Brill bend , qui révolutionne le saut en hauteur féminin. Pendant les années 1990, l'athlète en fauteuil roulant Jeff Adams - l'un des athlètes canadiens les plus accomplis des Jeux paralympiques - aide à établir l'athlétisme paralympique comme sport rentable et légitime au Canada. Ce faisant, c'est un véritable combat qu'il devra mener contre les obstacles qu'ont à surmonter tous les Canadiens aux prises avec des difficultés physiques.

Bien que chacun de ces innovateurs et chacune de ces innovations aient laissé leur marque sur divers aspects du sport canadien, un trait commun les unit. Passionnés par le domaine qu'ils ont choisi, chacun de ces pionniers possède une volonté à toute épreuve : celle de surmonter tout obstacle, qu'il soit de nature culturelle, politique ou commerciale, pour réussir leur carrière. Beaucoup d'entre eux partagent également la croyance que la vraie mesure du succès ne réside pas dans le nombre de victoires remportées, mais dans la force intérieure et le caractère.

À la fin des années 1940, le jeune David Bauer joue pour l'une des meilleures équipes de hockey junior du Canada et on lui prédit un grand succès dans la Ligue nationale de hockey. Or, il prend tout le monde du hockey par surprise en entrant au séminaire. Maintenant membre de la Congrégation de Saint-Basile, le père Bauer renonce à une carrière dans la LNH et devient enseignant au St. Michael's College de Toronto où il entraîne l'équipe junior A (elle remportera la Coupe Memorial en 1961). Contrairement à la plupart des entraîneurs des ligues juniors, le père Bauer considère que les études sont aussi importantes que le hockey. Il fait en sorte de toujours avoir des joueurs en réserve : ceci permettra aux jeunes qui ont besoin de plus de temps pour étudier, de pouvoir sauter une partie au besoin. Ce courage et ces idées novatrices caractériseront le père Bauer toute sa vie.

Au début des années 1960, en tant qu'entraîneur et enseignant au St. Mark's College (affilié à l'Université de la Colombie-Britannique), le Père Bauer convainc l'Association canadienne de hockey amateur que le Canada a besoin d'un programme national de hockey qui soit permanent. À cette époque, les joueurs professionnels ne peuvent participer ni aux compétitions olympiques ni à la Coupe du monde. Quant aux équipes régionales du Canada, elles ne font pas le poids contre les équipes des grands pays européens, qui eux profitent de programmes nationaux. Mais les équipes de la LNH s'opposent farouchement aux efforts du Père Bauer à créer une équipe nationale. En fait, la LNH s'inquiète à l'idée de perdre ses meilleurs éléments au profit du programme national. Il ne faut pas oublier que, pendant les années 1960, les joueurs de la LNH ne touchaient pas les salaires d'aujourd'hui, de sorte que l'argument financier n'était pas aussi convaincant. Cependant, le Père Bauer persévère malgré le pillage de ses joueurs par la LNH et la constante opposition de son président, Clarence Campbell. Au bout du compte, les équipes de l'aumônier représentent le Canada avec classe et dignité, comme il l'entendait lui-même : le succès dans les sports n'est pas un but en soi, mais le moyen d'atteindre un but. En 1968, l'équipe remporte la médaille de bronze olympique, après une médaille de bronze aux championnats mondiaux de 1966 et 1967.

Pour James Naismith, le créateur du basket-ball, l'idée que l'on peut forger le caractère d'un individu revêt une importance capitale. Durant les années 1980, contrairement à nombre de ses contemporains religieux, cet étudiant en théologie à l'Université McGill ne croit pas à l'incompatibilité du sport et de la pratique spirituelle ou religieuse. En fait, il est plutôt convaincu que le sport peut favoriser le développement spirituel. À titre d'enseignant d'éducation physique au YMCA Training School du Springfield College dans le Massachusetts, on lui confie une classe de jeunes hommes difficiles . Ces jeunes n'ont aucun intérêt pour la gymnastique, qui constitue l'essentiel de leurs activités sportives après la fin de la saison de football. Au lieu de les forcer à poursuivre une activité qu'ils n'apprécient pas, James Naismith crée un sport intérieur, aussi attrayant que leurs sports en plein air favoris, le football et le baseball. Naismith cherche à développer un sport sécuritaire empreint d'esprit sportif, plutôt qu'un sport violent et dont les buts seraient assez élevés pour réduire les risques de blessures au minimum. Inspiré par un jeu d'enfants appelé Duck on a Rock , Naismith conçoit un jeu basé sur treize règles simples qui demeurent le fondement du basket-ball, tel qu'on le joue à tous les niveaux encore aujourd'hui. Le basket-ball plaît énormément aux jeunes de sa classe et est maintenant l'un des sports d'équipe les plus populaires du monde.

Après avoir participé deux fois aux Olympiques et quatre fois aux Jeux paralympiques, remporté six championnats du monde et détenu le record mondial pour le 1500 mètres masculin en fauteuil roulant, le Canadien Jeff Adams, phénoménal athlète en fauteuil roulant, se heurte toujours à la même discrimination que subissent la plupart des personnes aux prises avec des difficultés physiques. Confiné à un fauteuil roulant depuis qu'il a contracté un virus appelé myélite transverse à l'âge de 9 ans, Jeff Adams se lance dans la compétition à une époque où l'athlétisme en fauteuil roulant est peu connu du public canadien. En 2002, lorsqu'il remporte cinq médailles aux Jeux paralympiques de Sydney, les accomplissements des athlètes d'élite qui, comme lui, ont une déficience physique ou intellectuelle sont déjà plus largement reconnus.

Pourtant, cette même année, dans un restaurant de Toronto, monsieur Adams est prié de quitter l'établissement, car le gérant le croit incapable d'évacuer les lieux en cas d'incendie. Ce préjugé inspire le plus récent exploit sportif du jeune homme, exploit qui se démarque des compétitions auxquelles il avait participé jusqu'ici. Le 26 septembre 2002, ce dernier monte les 1776 marches de la Tour du CN en fauteuil roulant. Il veut ainsi mettre en relief la nécessité d'améliorer l'accessibilité aux lieux publics au Canada et d'aborder la question des préjugés et des stéréotypes qui persistent à l'égard des personnes ayant une déficience. Il récolte également des fonds afin de mettre sur pied un programme scolaire à l'échelle nationale pour que les élèves apprennent à célébrer la diversité, à reconnaître leurs propres capacités et celles des autres : à admettre la nécessité, par conséquent, de bâtir une société réceptive et tolérante. À titre de coprésident du Conseil consultatif de l'accessibilité pour l'Ontario, Jeff Adams a présidé le Comité pour l'accessibilité en rapport avec la soumission de Toronto pour les Olympiques de 2008. En tant que représentant des athlètes, il est responsable de l'intégration du programme paralympique à Athlétisme Canada.

Tandis que messieurs Naismith et Adams, ainsi que le Père Bauer, mettent tout en œuvre pour que le sport jouisse d'une influence favorable sur le quotidien des gens, la création du championnat national de curling du Canada, le Brier, et les réalisations du commentateur légendaire, Foster Hewitt, se caractérisent par l'innovation dans le rapprochement des affaires et du sport.

Pendant les années 1920, le Canada se remet lentement de l'horreur de la Première Guerre mondiale. C'est à cette époque que le curling devient un sport national bien connu et Winnipeg, le centre du monde du curling au Canada. George J. Cameron, un joueur de curling de Winnipeg et président de la société qui représente la Macdonald Tobacco Company dans l'Ouest, croit que le curling peut rapprocher l'est et l'ouest du pays. Il en propose l'idée à la direction de Macdonald Tobacco Company, qui réagit avec enthousiasme. Elle accepte de commanditer la coupe Macdonald Brier lors de la compétition de curling Macdonald, en 1925. Les gagnants sont alors invités, aux frais du fabricant de produits de tabac, à se rendre dans l'est du Canada pour y jouer une série de matchs hors-concours contre des équipes de cette région. De cet affrontement amical découle, en 1927, la première compétition d'envergure nationale. Elle a lieu au Granite Club, à Toronto. A partir de ce moment, le Brier, une marque de commerce de Macdonald Tobacco, devient le championnat national de curling au Canada. La relation qui existe entre le Brier et les commanditaires est toujours aussi solide : le Brier s'appelle maintenant officiellement le Brier Nokia, en échange d'une importante commandite de la multinationale des télécommunications, Nokia. Ce modèle de commandite est désormais la norme pour tous les sports.

Les innovations de Lester Patrick, l'une des grandes figures du hockey, ont aussi été d'une grande importance pour les relations sportives entre l'est et l'ouest du Canada. En effet, grâce à Lester Patrick et à son frère, le hockey professionnel dans l'ouest du Canada jouira d'un essor sans précédent durant les années 1920. Ensemble ils créent et gèrent la Pacific Coast Hockey Association, qui deviendra la base de la division ouest de la LNH, après la vente de leurs formations à la nouvelle ligue de hockey. C'est également aux frères Patrick que l'on doit l'établissement d'un bon nombre de règlements du hockey, toujours en application de nos jours. Lester Patrick est à la source de ces règles essentielles: ligne bleue, tir de pénalité, pénalité pour mise en échec contre la bande, mention d'assistance sur un but marqué, numérotage du chandail des athlètes, passe-avant et séries éliminatoires.

La relation entre le sport et les affaires se révèlent également importantes quand Foster Hewitt amorce la radiodiffusion du hockey, l'une des entreprises sportives les plus appréciées et les plus lucratives au Canada. La Soirée du hockey - l'événement culturel que partagent chaque semaine des millions de Canadiens, nous le devons, du moins en partie, à Foster Hewitt. En 1922, il n'a que vingt ans et son employeur, Canada Covers America First!, un radiodiffuseur détenu par le quotidien Toronto Star, lui assigne la première radiodiffusion d'une partie de hockey. Du haut de la passerelle, dans une étroite cabine vitrée surplombant la surface miroitante, Foster Hewitt prononce pour la première fois cette phrase célèbre : il lance… et compte! Dans les jours qui suivent, les lettres d'auditeurs s'empilent à la station de radio; l'émission connaît une popularité sans précédent. Bien que journaliste, monsieur Hewitt commence alors à commenter en direct le hockey, la crosse, l'aviron de couple, les courses de bateaux à moteur et de motocyclettes, la voile, le football et le baseball.

Toutefois, c'est avec la radiodiffusion du hockey que Foster Hewitt établit sa renommée. De concert avec le propriétaire des Maple Leafs de Toronto, Conn Smythe, il met sur pied une compagnie et commence à radiodiffuser toutes les parties des Maple Leafs, malgré les objections de nombreux administrateurs de l'équipe. Car selon eux, tout cela ne peut que nuire à la vente des billets. Inutile de dire qu'ils avaient tort! Peu de temps après, les entreprises à la recherche d'émissions populaires pour annoncer leur produit se tournent vers le hockey. En 1931, General Motors devient le premier commanditaire d'une présentation de hockey à la radio, une tradition qui se poursuit aujourd'hui avec Hockey Night in Canada et La Soirée du hockey commanditées par Labatt. Grâce à son travail, le nom de Hewitt est reconnu partout au Canada et est devenu en quelque sorte une quasi-institution dans l'histoire du sport canadien.

Activités

Procédures:

1. L'importance du caractère

Plusieurs des innovateurs, dont on parle dans les Sur les traces... , se consacrent au sport, car, pour eux, cette activité forge le caractère.

Chaque étudiant peut identifier personnellement les attributs qu'il ou elle associe au caractère . On pourra noter par la suite les résultats au tableau.

Une discussion en classe s'en suivra. Les activités sportives favorisent-elles l'épanouissement de ces attributs? Pourquoi, ou pourquoi pas?

Chaque élève rédige un compte rendu en décrivant un aspect de sa propre expérience du sport. Cela a-t-il apporté quelque chose (ou non) à son caractère ? À celui d'autres personnes ?


2. Les commandites d'entreprise

Les radiodiffusions de Foster Hewitt et le Brier sont des exemples des toutes premières commandites d'événements sportifs.

La classe se divise en groupes de quatre à six étudiants.
a. Demander à chaque groupe de choisir un ou deux sports reconnus (professionnels ou amateurs) et d'en identifier les principaux commanditaires actuels. Ensuite, récolter les résultats et lancer un remue-méninges : ou alors, animer une séance de discussion portant sur les questions suivantes : (il est préférable de se reporter aux exemples précis relevés par les groupes) 
- Pour quelles raisons les équipes ou ligues sportives recherchent-elles des commandites d'entreprise?
- Quels avantages les entreprises retirent-elles de ces commandites ? Les commandites sont-elles comparables aux publicités télévisées ?
- Est-il possible de discerner un lien entre les événements ou sports commandités et leurs commanditaires ?
- Certains événements ou sports sont-ils plus attrayants que d'autres pour des entreprises en particulier ? Si oui, pourquoi? Pouvez-vous donner des exemples d'avantages potentiels ?
- Le développement de l'image de marque (branding) est une stratégie publicitaire qui n'est pas centrée sur le produit fabriqué, mais plutôt sur la façon dont le public perçoit l'entreprise. Dans quelle mesure la commandite d'un sport influe-t-elle sur la marque de commerce de l'entreprise ? Et s'il s'agissait de commanditer une petite équipe olympique ? La LNH ?

b. Y a-t-il des exemples de commandite d'entreprise dans votre école ? Pour quelles raisons une entreprise serait-elle intéressée à offrir ses produits et marques à une école ? Quels genres d'entreprises afficheraient le plus d'intérêt à cet égard ? Pourquoi ?


3. Le Canada et les inventions

Peu de gens savent que le créateur du basket-ball est un Canadien. D'ailleurs, nombre d'inventions qui touchent notre vie, qu'il s'agisse du sport ou d'autres domaines, proviennent d'inventeurs canadiens.

De là, les étudiants peuvent faire une recherche et rédiger un bref historique de l'une des inventions ci-dessous, ses effets et son, ou ses, inventeurs canadiens.

- Jeu des cinq-quilles, T.E. Ryan en 1909
- Braille informatisé, Roland Galarneau en 1972
- Ampoule électrique, Henry Woodward en 1874 (brevet vendu à Thomas Edison)
- Microscope électronique, Eli Franklin Burton, Cecil Hall, James Hillier, Albert Prebus en 1937
- Orgue électrique, Morse Robb de Belleville, Ontario, breveté en 1928
- Masque de gardien de but, Jacques Plante en 1960
- Stimulateur cardiaque, Dr John A. Hopps en 1950
- Film IMAX 3D, Ivan Grahame Ferguson, Roman Kroitor et Robert Kerr, 1968
- Java (langage de programmation), James Gosling en 1994
- Synthétiseur, Hugh Le Caine en 1945
- Papier journal, Charles Fenerty en 1838
- Vis Robertson, Peter L. Robertson en 1908
- Motoneige, Joseph-Armand Bombardier en 1922
- L'heure normale, sir Sandford Fleming en 1878
- Caméra de télévision, F. C. P. Henroteau en 1934
- Téléphone, Alexander Graham Bell in 1876
- Walkie-Talkie, Donald L. Hings en 1942
- Radio-téléphonie sans fil, Reginald A. Fessenden en 1900

Selon l'orientation du cours, les jeunes peuvent rendre leurs travaux sous forme de rédaction, d'illustration historique, d'affiche, de présentation PowerPoint ou d'exposé biographique.


4. Inventer : le défi

Chaque figure légendaire mise en vedette dans la série Sur les traces des créateurs et innovateurs est à l'origine d'une grande invention ou innovation.

Dans ce volet, on demande aux étudiants (individuellement ou en petits groupes) de relever le défi d'inventer un jeu ou un sport. Les élèves doivent concevoir un nouveau jeu ou un nouveau sport. Ils peuvent aussi modifier, sans limites imposées, un jeu ou un sport déjà existant. Place à l'imagination ! Ils peuvent procéder par essais successifs. Des questions de ce genre les encourageront à penser comme James Naismith : qu'attendez-vous de votre sport ? Quel genre de sport aimeriez-vous?

Dès qu'ils ont déterminé les attributs du nouveau sport, les jeunes doivent en formuler les règlements. De nouveau, ils peuvent procéder par essais successifs. Mettre les règles à l'essai permet de voir si elles fonctionnent, et, par conséquent, de les changer au besoin.

A ce point-ci, chaque groupe enseigne les rudiments de son nouveau sport aux autres. On peut ainsi en évaluer le côté pratique et la facilité d'apprentissage. Le nouveau sport est-il captivant? Les gens seraient-ils prêts à y jouer? À y assister peut-être?

Pour terminer, on peut soumettre les jeux ou sports au vote général pour déterminer lesquels sont les plus aptes au succès. Qu'est-ce qui les rend fonctionnels ? Amusants ?


5. Sports paralympiques

L'intégration des athlètes différents aux grandes compétitions sportives est un phénomène relativement récent. De nombreux athlètes ayant une déficience physique ou intellectuelle se sont battus longtemps et activement pour y avoir droit. Il est dommage cependant que beaucoup d'entre nous en sachent si peu sur ces sports.

Voici une liste des sports paralympiques qui font présentement partie des Jeux paralympiques internationaux : tir à l'arc, athlétisme, basket-ball, jeu de boules, cyclisme, sports équestres, football, goalball, judo, dynamophilie, voile, tir, natation, tennis de table, volley-ball, basket-ball en fauteuil roulant, escrime en fauteuil roulant, rugby en fauteuil roulant, tennis en fauteuil roulant, ski alpin, hockey sur luge, ski nordique et curling en fauteuil roulant.

Après avoir divisé les élèves en petits groupes, on leur demandera de préparer des séances d'information sur les sports en question, leur histoire. On prendra soin d'y inclure les adaptations, les règles du jeu et les athlètes connus.

Les sites des organismes suivants peuvent s'avérer d'excellentes sources de renseignements sur les sports paralympiques :
Comité international paralympique
Comité paralympique canadien

Ressources

Comité international paralympique

http://paralympique.ca/

Brill, Debbie (et Lawton, James), Jump, Vancouver, Douglas & McIntyre, 1986.

Coleman, Jim. Hockey is Our Game, Toronto, Key Porter Books, 1987.

Constentino, Frank. Almonte’s Brothers of the Wind: R. Tait McKenzie and James Naismith, Burnstown, General Store Publishing House, 1996.

Hewitt, Foster. Foster Hewitt: His Own Story. Toronto, Ryerson Press, 1967.

Maxwell, Doug et amis, The First Fifty: a Nostalgic Look at the Brier, Toronto, Douglas D. Maxwell Ltd., 1980.

Maxwell, Doug. Canada Curls, North Vancouver, Whitecap Books, 2002.

Whitehead, Eric. The Patricks: Hockey’s Royal Family, Toronto, Doubleday Canada, 1980.

Young, Scott. Hello Canada! The Life and Times of Foster Hewitt, Toronto, McClelland and Stewart/Bantam Ltd., 1985.

Young, Scott. War on Ice: Canada in International Hockey, Toronto, McClelland and Stewart, 1976.

Yuen, Jenny. « Bringing Disability Awareness to New Heights «, Toronto Observer, 20 septembre 2002.